Est-ce que les guêpes et les abeilles hibernent ? Découvrez leurs stratégies de survie hivernale

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Est-ce que les guêpes et les abeilles hibernent ? Cette question intrigue de nombreuses personnes qui constatent que ces insectes disparaissent ou deviennent inactifs dès l’arrivée du froid. La réponse varie selon les espèces et révèle des stratégies fascinantes développées par ces pollinisateurs pour assurer leur survie en hiver.

Contrairement à une idée répandue, toutes les abeilles et guêpes n’adoptent pas la même stratégie face au froid hivernal. Certaines hibernent individuellement, d’autres hivernent en colonie, et d’autres encore meurent ou migrent.

L’abeille domestique (Apis mellifera) ne pratique pas l’hibernation au sens strict. Ces insectes sociaux développent une technique appelée hivernage qui permet à toute la colonie de survivre ensemble. L’abeille domestique hiverne, elle n’hiberne pas ! Cette distinction est cruciale pour comprendre leur survie.

Pendant cette période, les abeilles domestiques :

  • Se regroupent en grappe autour de leur reine
  • Génèrent de la chaleur en contractant leurs muscles de vol
  • Consomment leurs réserves de miel accumulées durant l’été
  • Maintiennent une température interne d’environ 20 à 35 °C selon la taille de la grappe et la température extérieure, 35 °C étant la température idéale pour le couvain lorsque celui-ci est présent.

De nombreux insectes hibernent pour survivre à l’hiver, mais d’autres adoptent des stratégies différentes : certains migrent, d’autres survivent sous forme d’œufs, de larves ou de nymphes. Contrairement aux abeilles domestiques, les abeilles sauvages adoptent une stratégie individuelle. Les abeilles solitaires entrent généralement en hibernation lorsque les températures descendent sous 10 à 12 °C, bien que certaines espèces puissent tolérer des températures plus basses.

Ces abeilles solitaires recherchent des abris naturels comme :

  • Des cavités dans les arbres
  • Des trous dans le sol
  • Des anfractuosités dans les murs
  • Sous des tas de feuilles mortes

La question « est ce que les guêpes hibernent » mérite une explication détaillée car leur stratégie diffère radicalement de celle des abeilles. Chez les guêpes sociales (Vespula, Polistes), la colonie entière meurt avec l’arrivée du froid, seules les reines fécondées survivent. Les guêpes solitaires, elles, peuvent adopter des stratégies hivernales différentes.

Contrairement aux abeilles domestiques où toute la colonie survit, chez les guêpes sociales :

  • La colonie entière meurt avec l’arrivée du froid
  • Seules les reines fécondées survivent
  • Ces reines cherchent des abris protégés pour passer l’hiver
  • Au printemps, chaque reine survivante fonde une nouvelle colonie

Les reines fécondées quittent la colonie avant l’hiver, leur fécondation leur permettra de fonder une nouvelle colonie au printemps.

Les reines abeilles et les reines guêpes font face à des défis similaires mais avec des stratégies différentes. Au printemps, elles vont, seules, fonder une nouvelle colonie. Le taux de survie des ces reines est de 1 sur 10.

Type d’insecteStratégie hivernaleQui survit ?Fondation colonie
Abeille domestiqueHivernageToute la colonieColonie continue
Abeille solitaireHibernationFemelles fécondéesNouvelle colonie
Guêpe socialeHibernationReines fécondéesNouvelle colonie
BourdonHibernationReines fécondéesNouvelle colonie

Les reines abeilles des espèces solitaires et les reines guêpes développent des adaptations physiologiques remarquables pour leur survie en hiver. Afin de ne pas geler, elles évacuent l’eau de leur corps et produisent une substance dans leur hémolymphe qui agit comme un antigel naturel, le glycérol.

Certaines espèces utilisent le glycérol comme antigel naturel, mais ce mécanisme n’est pas universel chez toutes les abeilles et guêpes.

  1. Ralentissement métabolique : Le métabolisme peut diminuer jusqu’à 90%
  2. Production d’antigel naturel : Accumulation de glycérol dans l’hémolymphe
  3. Réduction de l’activité corporelle : Diminution drastique des fonctions vitales
  4. Utilisation des réserves lipidiques : Les graisses stockées en été servent de carburant

Le bourdon est une abeille sociale avec une colonie annuelle : seules les reines survivent à l’hiver pour fonder une nouvelle colonie au printemps. Ces cousins poilus des abeilles adoptent une stratégie similaire aux guêpes sociales concernant leur survie en hiver. Comme chez certaines guêpes sociales, la colonie périclite en hiver et seules les reines fécondées survivent. À la différence des guêpes, les colonies de bourdons sont sociales mais annuelles.

Les colonies de bourdons suivent ce cycle :

  • Développement de la colonie au printemps et en été
  • Production de nouvelles reines en fin de saison
  • Mort de la colonie avec l’arrivée du froid
  • Hibernation des seules reines fécondées
  • Fondation de colonie au printemps suivant par chaque reine survivante

Les modifications climatiques influencent directement les cycles d’hibernation. Les hivers plus doux peuvent perturber :

  • Les cycles naturels d’hibernation
  • La synchronisation avec la floraison printanière
  • La mortalité hivernale des reines
  • La disponibilité des sites d’hibernation

Pour soutenir ces précieux pollinisateurs durant leur période critique, plusieurs actions sont possibles :

• Laisser des zones sauvages dans le jardin avec des tas de feuilles
• Installer des hôtels à insectes pour les abeilles solitaires
• Éviter les traitements chimiques en automne
• Planter des fleurs précoces pour le réveil printanier
• Maintenir des abris naturels (vieux arbres, murets de pierre)

Planter des fleurs précoces bénéficie principalement aux abeilles solitaires, alors que les abeilles domestiques se nourrissent de leurs réserves de miel pour survivre à l’hiver. Cette approche respectueuse permet d’augmenter la survie des reines et contribue à la biodiversité locale.

Pour les abeilles domestiques, le miel produit durant la belle saison constitue leur réserve énergétique vitale. C’est pourquoi AbouHoney s’engage dans une apiculture respectueuse de l’environnement. Un miel de qualité comme celui proposé sur notre site reflète non seulement le savoir-faire apicole, mais aussi le respect du cycle naturel des abeilles.

La compréhension de ces mécanismes d’hibernation et d’hivernage révèle la complexité des stratégies développées par les abeilles et les guêpes pour traverser la saison froide. Cette connaissance nous permet de mieux les protéger et de favoriser leur retour chaque printemps, offrant ainsi la pollinisation indispensable à notre écosystème.

Est-ce que toutes les abeilles hibernent de la même façon ?

Non, les abeilles domestiques hivernent en colonie tandis que les abeilles solitaires hibernent individuellement. Seules les femelles fécondées des espèces solitaires survivent à l’hiver.

Pourquoi ne voit-on plus de guêpes en hiver ?

Les guêpes sociales voient leur colonie entière mourir avec l’arrivée du froid. Seules les reines fécondées hibernent dans des abris protégés, ce qui explique leur disparition totale durant les mois froids.

Comment reconnaître une reine guêpe ou abeille en hibernation ?

Les reines sont généralement plus grandes que les ouvrières. En hibernation, elles sont souvent immobiles, repliées sur elles-mêmes dans des endroits abrités comme des cavités ou sous des écorces.

Que se passe-t-il si on dérange une reine en hibernation ?

Il est fortement déconseillé de déranger une reine en hibernation car cela peut compromettre sa survie et donc la fondation d’une nouvelle colonie au printemps. Mieux vaut laisser ces zones tranquilles jusqu’au réveil printanier.

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